Solidarité, écologie et produits frais : l’Amap, on adhère !

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Définition : « Une association pour le maintien d’une agriculture paysanne, ou AMAP, est, en France, un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une exploitation locale (généralement une ferme), débouchant sur un partage de récolte régulier (le plus souvent hebdomadaire) composée des produits de la ferme. L’AMAP est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui paient à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie. Ce système fonctionne donc sur le principe de la confiance et de la responsabilité du consommateur; il représente une forme de circuit court de distribution. [source : Wikipédia] »

Les grandes surfaces sont méchantes avec la nature mais aussi avec les producteurs avec lesquels elle négocie les prix jusqu’à leur tordre le cou… Même si souvent, ceux qui les fournissent pratiquent l’agriculture ou l’élevage intensifs, ce qui est également un désastre écologique. Mais alors, comment enrayer cette spirale négative ? Les grandes enseignes proposent des prix défiant toute concurrence ! C’est vrai, mais à quel prix (si vous me permettre le jeu de mots) !

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Il faut chercher pour trouver des alternatives notamment dans les grandes villes, car oui, faire ses emplettes au marché ou chez le primeur du coin est hors de prix. Mais d’autres solutions existent : si vous avez la chance d’avoir un petit espace, vous pouvez cultiver vos propres aliments. Vous pouvez également vous rendre dans des magasins d’alimentation solidaires (La Louve va bientôt ouvrir ses portes et ce n’est pas le seul magasin solidaire en France). Ou alors, optez pour une Amap !

Les Amap se développent depuis une dizaine d’années et proposent de mettre en relation directe des agriculteurs avec des acheteurs. En général, un ou plusieurs agriculteurs possédant de petites exploitations spécialisées se groupent pour proposer à leurs clients une offre alimentaire relativement diversifiée, soumise en revanche aux impératifs de saison. Ils s’organisent aussi pour fournir les inscrits à l’Amap dans un point relais défini ensemble et pratique pour tout le monde.

Le client s’engage pour une certaine durée – pour une année le plus souvent – et sait qu’il recevra son panier rempli de légumes et fruits de saison chaque semaine. En général, il faut un nombre de clients minimal pour que l’association se mette en place. Parfois, il y a aussi un maximum, étant donné que les exploitations sont à taille humaine (et les récoltes également). Pour l’exploitant agricole, l’Amap, c’est une garantie d’avoir pour une année au moins une clientèle fixe et de pouvoir se projeter au niveau du budget, un luxe de nos jours. Il arrive aussi qu’une bonne nouvelle tombe : le nombre de clients ayant augmenté, tel producteur va pouvoir embaucher quelqu’un. Et en CDI s’il vous plait !

S’engager pour un an de paniers en Amap, c’est montrer sa préoccupation pour la sécurité et la diversité alimentaire et agir concrètement, c’est favoriser les circuits courts et donc s’investir pour l’écologie, c’est aussi valoriser les petites exploitations plutôt que les agricultures intensives, et remettre au goût du jour les relations sociales au cœur du processus d’achat : bref, c’est se montrer acteur de son environnement, et se montrer capable de choisir !

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Avec les Amap – des partenariats en plein essor -, on a la preuve que l’autogestion, les circuits raccourcis et les modes de consommation à taille humaine peuvent fonctionner. Et même mieux, car ce que l’on trouve dans notre assiette est souvent incomparable avec les tomates rouges et parfaites (mais immangeables) des grandes surfaces. Ces paniers variés permettent de sortir de la spirale « patates, carottes, tomates », de mieux se nourrir et de découvrir plein de nouveaux légumes, et par extension de nouvelles recettes !

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Fruits et légumes de saison, œufs, livraison à deux pas de chez soi, sourire et gentillesse inclus (le point de vue est subjectif !), aller chercher son panier de légumes pour la semaine dans un point de distribution d’Amap, ce n’est pas du tout la même démarche que d’aller faire ses courses. C’est faire des rencontres, échanger, s’entraider, partager.

On y trouve tout ce qui manque à notre société : c’est local, c’est humain, c’est naturel (la plupart des Amap proposent des produits bio). Vous raconterez cette bonne nouvelle à votre caisse automatique la prochaine fois que vous irez au Franprix du coin !

En bonus : la vidéo de Nicole Ferroni sur les hyper marchés

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