Redevenons solidaires contre les riches, nous, les « Salauds d’pauvres » !


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ALERTE : les riches sont devenus plus solidaires entre eux que nous, les « pauvres »* !

Toutes les jolies fables qui montrent avec une force morale et poétique que les pauvres sont plus généreux et empathiques que les riches ne sont pas à jeter au feu, certainement pas. Mais l’empathie – envers les riches notamment – ne doit pas se faire au détriment de nos conditions de vie, déjà largement amputées par le désir d’accumulation d’une élite prédatrice.

La politique du « Diviser pour mieux régner » porte ses fruits. Politiciens, médias dominants et globalement toute la France qui gagne un salaire mensuel à cinq chiffres (à partir de 10 000 euros, on fait partie de la France qui gagne bien sa vie, non ?) a réussi l’exploit de renverser l’échelle des valeurs et à faire culpabiliser les « pauvres » sur le peu qu’ils gagnent, à les faire s’en vouloir entre eux, à montrer du doigt ceux qui refusent de se laisser faire. Dans le même temps, les riches se déculpabilisent de leur opulence, mais sont aussi déculpabilisés par ceux à qui ils volent le fruit de leur travail. Aberrant.

En effet, les ouvrages des époux Pinçon-Charlot prouvent cette inversion des valeurs.  Ils nous expliquent que « la solidarité de classe a déserté le camp des pauvres pour celui des riches, que les riches ne lâchent rien et en demandent toujours plus alors que les pauvres sont prêts à abandonner du peu qu’ils possèdent dès lors qu’on les a persuadés que c’est pour une bonne cause » , pour « sauver l’emploi » où faire en sorte que l’économie reparte de plus belle.

Les politiques et les médias usent d’un vocabulaire culpabilisant

fraude-pauvresLe « Pacte de Responsabilité » porte un nom bien paternaliste, non ? Ce serait aux travailleurs de se sentir responsables pour tous les acquis sociaux qui « sautent » depuis 30 ans ?

La Sécurité sociale, symbole de la France, coûterait trop cher, dans un pays où 30% de la population ne se soigne plus faute de moyens et où on trouve normal que les soins dentaires ou optiques ne soient plus pris en charge. Les riches peuvent toucher des millions en stock-options, mais les pauvres font preuve de goûts de luxe quand ils voudraient voir leurs soins dentaires remboursés ?

On est aussi dans un pays où l’on considère que le pauvre triche, qu’il fraude sur ses impôts, qu’il préfère toucher le RSA plutôt que de travailler… Bref, de quoi faire monter la mayonnaise et nous entre-déchirer. Sauf que déjà, globalement, ces assertions sont fausses : les fraudeurs aux minimas sociaux existent mais ils sont ultra minoritaires (3%). Vous recherchez des fraudeurs ? Allez plutôt lorgner du côté des évadés fiscaux. Eux représentent un vrai manque à gagner pour la France.

evasion-fiscale-lutteEt surtout, vivre avec le RSA est extrêmement compliqué et contraignant, tant au niveau économique qu’au niveau social. Rappelons que pour une personne seule, le RSA est à 410 euros/mois soit nettement en dessous du seuil de pauvreté, contre 1070 euros/mois pour le SMIC. La différence est non négligeable pour qui sait ce que c’est de vivre – survivre plutôt – avec ce genre de pécule chaque mois…

Aujourd’hui, plus les riches vont grappiller dans les acquis sociaux – chèrement acquis -, plus les pauvres vont s’accuser entre eux plutôt que d’accabler les premiers fautifs, ceux qui amassent toujours plus.

En 2014, moins de la moitié des foyers français paient l’impôt sur le revenu. Pour ne pas payer cet impôt, il faut gagner moins de 1,1 SMIC par mois, soit environ 1120 euros par mois. Donc la moitié de la France ne gagne pas cette somme. Montée du chômage. Montée de la précarité. La moitié de la France est pauvre. Et ce serait la faute de cette France là si l’économie française ne s’en sort pas ? Et que dites vous de ces évadés fiscaux qui ne paient même pas un centime d’euros en guise d’impôts ? Ne pensez-vous que leur part de responsabilité est ÉNORME (sans parler des arnaques technocratiques comme l’article 123 du Traité de Lisbonne) ?

Les droits ne sont pas des privilèges, ils sont une nécessité. Car comment qualifieriez-vous une société sans droits ?

Il faut que nous retrouvions un esprit de solidarité et de fraternité, car sans lui, la lutte sera difficile face à cette poignée de destructeurs millionnaires qui se soutiennent mutuellement. Camarades, soutenons-nous les uns les autres !

Je vous laisse avec le texte original – excellent – qui m’a inspiré cet article si vous voulez approfondir.

Belle journée à vous, « Salauds d’pauvres ! »

 

Pauvre* : à chaque fois que le mot « pauvre » est utilisé dans cet article, il désigne les personnes qui ont de faibles revenus. J’ai choisi de réutiliser le mot de l’étude même si je considère le mot pauvre comme trop dénigrant. Comme je l’ai déjà écrit, je considère la personne qui ne sait pas faire preuve d’empathie et qui renie les notions de fraternité et de partage comme plus pauvre que celle qui manque juste de moyens économiques ou matériels. Ceci étant dit…

L’Indigné du Canapé

 

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Un commentaire

  1. Bonjour L’indigné du canapé! Je viens tout juste de lire quelques articles que tu a écris, et je prend beaucoup de plaisir. Il est bon de s’entendre avec quelqu’un sur un sujet si important qu’est « la vie » que nous menons. Tu est un homme bon, et je te qualifie comme un guide pour le peuple souffrant, manipulé, pauvre. Tu écris d’une manière très compréhensible, c’est quelque chose d’important. Tu as une vision des choses avec du recul et ça permet de bien comprendre l’urgence de la situation! Je t’encourage à continuer, et j’appui ton alerte en affirmant que les écosystèmes sont terriblement endommagés. Cela se fais ressentir par beaucoup de problèmes:
    -Multiplication des cyclones (Perturbations climatique)
    – Avantages aux ravageurs car les prédateurs sont absents
    -Pandémies ( Ebola viens du contact avec les roussettes, des chauves-souris d’Afrique, à cause du manque en ressource dans les écosystèmes)
    La révolution sera aussi humaine que naturel, j’en suis convaincus, nous ne pouvons pas vivre ainsi, le monde ne le permet pas.

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