QIFF (15) : basculez Dans l’ombre, une odyssée qui laisse bouche bée

Tu aimes les vidéos courtes et percutantes ? Tu es du genre à t’indigner, à te révolter contre les injustices et les aberrations de notre monde ? Installe-toi confortablement dans ton canapé (fonctionne aussi avec un lit, un fauteuil, un pouf…) et découvre notre série de vidéos/fictions qui va te donner envie de bouffer le monde !

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Parfois (parfois seulement), une vidéo vaut autant que mille mots. Cette maxime, elle vaut pour le court métrage d’animation « IN-SHADOW : a modern odyssey » (trad. : Dans l’ombre).

Musique lancinante, images puissantes, oppressantes, le message est violent autant qu’il est satisfaisant.

Avec ce morceau de bravoure, dessiné, réalisé et monté par Lubomir Arsov – le travail acharné d’un engagé passionné -, on dispose là d’une oeuvre totale, qui vit par et pour elle-même. Et qui dénonce.

Les cadres que chacun et chacune se met dans la tête, comme des œillères qui empêchent de penser au delà des à priori et des on-dit. Les masques qu’on porte et les rôles qu’on joue aussi, qui nous séparent les uns des autres et de nos propres émotions.

La toute puissance de la finance qui, mettant la « main à la pâte » dans tous les médias et « graissant la patte » de tous les politiciens, constitue une oligarchie invisible, mais néanmoins totalitaire.

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La place grandissante de la technologie, symbolisée par ces écrans qui nous fascinent et nous façonnent une réalité fantasmatique, bien éloignée du terrain, où la nature est broyée, les animaux sont genocidés, les humains les plus exposés sont abandonnés, selon la logique glaçante et passéiste du « chacun pour soi, les meilleurs survivront ».

L’industrialisation déshumanisante, l’objectivation des femmes, l’hypersexualisation de la société, les réseaux pédo-criminels, tout y passe, dans une ambiance pesante.

Ce court-métrage est une claque à la figure de l’Occident de société marchande capitaliste mais il a le mérite de remettre les idées en place, pour ne surtout pas se laisser glisser dans le train-train, porte ouverte à la résignation.

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À la manière d’un clip des Pink Floyd, cette oeuvre de 13 minutes vous restera gravée en tête. En espérant aussi qu’elle vous donnera envie de mettre du coeur à l’ouvrage, du coeur pour vous reconnecter à la réalité, à la nature, aux autres, à la vie avant qu’elle ne se meurt.

Car après plusieurs minutes bien dures à encaisser, l’auteur (indépendant) nous invite à progresser, à grandir, humainement. On ne peut qu’applaudir le talent de Lubomir Arsov, en espérant que d’autres de ses oeuvres viennent émailler la médiocrité ambiante.

À voir, à partager.

 

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2 commentaires

  1. Intéressant, mais comme d’habitude on fait porter la responsabilité de nos malheurs à l’homme blanc civilisé. Et la solution bien sur viendra de l’homme blanc civilisé qui comprendra enfin et qui se révoltera. Un peu simpliste. Je ne partage pas.

  2. Bravo M.Arsov !

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