#NuitDebout : Place de la République, un espoir unique émerge

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De l’indignation et de l’amour surgissent de la place de la République, à Paris. Ici sont rassemblés depuis le 31 mars des dizaines, des centaines d’Indignés en lutte contre la Loi Travail, la précarisation, le chômage, le libéralisme esclavagiste, et bien d’autres choses encore.

Ici, sur la place, le temps ne passe pas comme partout ailleurs. D’ailleurs, le mois de mars continue, qu’il fasse soleil ou sous la pluie. En ce lundi, nous sommes le 35 mars alors que pour le commun des mortels, nous sommes le 4 avril. Dans la nuit du dimanche au lundi, alors que cette Nuit Debout est légale, les autorités sont venus défoncer toutes les constructions en dur venues habiller la place. Les incohérences du système… Alors, la reprise de la mobilisation est lente.

Deux assemblées se font entendre : la première chante, elle est essentiellement là pour parler du Congo, de ses élections imminentes, de ses morts, de la Françafrique, du néocolonialisme, des migrants. Tout est lié, et quelque part, ces migrants venus d’ailleurs sont aussi « nos » migrants, ceux de la France, la France qui n’agit pas toujours correctement au sein d’autres pays.

La seconde est assise sagement, autour d’une personne debout, qui tente de hurler dans un mégaphone cassé. Ces Indignés sont en AG et parlent à tour de rôle, poliment, en levant la main et en gueulant d’une rage positive une fois debout. Ils sont nombreux, beaucoup de jeunes mais pas que, des précaires, des chômeurs mais pas que, des cravatés et des hippies, quelques SDF, mais pas que…

La veille au matin, sur cette même place, Frédéric Lordon professait : il espérait qu’à cette Convergence des Luttes spontanée de la Nuit Debout se mêleraient bientôt des agriculteurs et des ouvriers.

C’est chose faite : des agriculteurs bio de la région sont là en ce lundi. Petit à petit, la Nuit Debout fait son nid sur la place de la République.

Et l’on se prend à rêver d’un printemps des Indignés français, bien après celui de nos camarades espagnols, en 2011.

Voici quelques images prises ce soir-là, un souvenir d’Histoire, un souvenir qui existe désormais à jamais :

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Que penser de ce rassemblement qui dure depuis quelques jours et qui rassemble des centaines de personnes ? Qui peut le dire ? Mais il enflamme les âmes et met les cerveaux en fusion…

Retour sur la place de la République, le 36 mars.

Sortie du métro et là, le genre de choc qui électrise : la foule est trois fois plus dense que la veille. Cette fois, nous sommes des milliers : ça chante, ça danse, ça mange et ça boit, ça joue au théâtre et ça débat. Bref, la création d’un nouveau monde, à l’échelle microcosmique, est en marche.

Les débats sont variés et animés, l’assemblée rassemble des centaines de personnes. Les indignés de la Nuit Debout se sont organisés en comités thématiques, ils viennent soumettre les idées de cahiers de doléance au vote public : si l’idée est validée à plus de 80% des voix (à la louche), c’est adopté.

On expérimente la vraie démocratie directe, les vrais échanges politiques et sociaux, la vraie solidarité : comme la veille, les gens viennent de partout, Tunisie, Grèce, Espagne… L’internationalisation du mouvement est déjà une réalité.

Voici quelques images prises le 36 mars :

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Le souffle créateur est balancé. La lutte ne fait que commencer. Nous sommes légions, pourrait-on ajouter, car partout en France (et même ailleurs), le vent de révolte nait.

Et la suite, personne encore ne la connait…

 

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Source photos : L’Indigné du Canapé

Un commentaire

  1. Sursaut superbe tant attendu

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