NSA – Si Big Brother est ton ami, clique sur J’aime !

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Edward Snowden, ex informaticien de la CIA et de la NSA devenu lanceur d’alertes, a remué des montagnes de déjections classées « top-secret ». Dernière en date, la fameuse affaire NSA, des écoutes téléphoniques de millions de gens, connus et inconnus, dans des pays comme la France, l’Allemagne, le Brésil etc.

Le scandale NSA n’est pas sans rappeler de nombreux cas similaires révélés ces dernières années. Pourtant, l’opinion s’offusque puis oublie, presque sans plus d’émotion.

Et tout cela fait partie d’un endoctrinement volontaire (conscient ou non, souvent pas malheureusement) qui nous a fait passer des caméras de surveillances au téléphone portable si indispensable, aux systèmes de géolocalisation et désormais aux puces RFID sur les pass navigo (entre autres) et aux passeports biométriques. L’indifférence quasi générale est de mise chez les médias mainstream, qui se contentent de constater, mais rarement de s’interroger au niveau éthique sur ces « progrès ».

Les dernières technologies sont souvent les chevaux de Troie afin d’introduire discrètement dans notre quotidien les méthodes de surveillance qui se retourneront contre nous demain : que ce soit la reconnaissance vocale ou l’identification digitale sur les nouveaux smartphones, nous sommes les cobayes, et surtout les marionnettes de lobbies internationaux dont les enjeux nous dépassent.

Qui veut d’une justice à deux vitesses ?

Certes, on peut répondre que lorsqu’on n’a rien à se reprocher, c’est juste un gadget de plus, un kiff de plus que ces nouveautés high-tech. Être surveillé, être sur écoute, filmé, partout, tout le temps, ça change quoi quand on mène une vie au-dessus de tout soupçon ?

Ça ne change rien, dans l’absolu. Le souci, c’est que l’engrenage ne s’arrête jamais, et que parallèlement à ces évolutions technologiques vues comme « positives », un durcissement de la loi est en marche. Ce durcissement pourrait potentiellement nous faire tous passer de l’autre côté de la barrière de la loi, comme c’est le cas avec Hadopi par exemple (que ceux qui ne téléchargent pas ne se sentent pas visés, mais ils sont tellement minoritaires…), et comme ça le sera avec de nouveaux textes, soyons-en sûrs ! Et de l’autre côté, on ne condamne pas les actes totalement illégaux de la NSA… Mais que fait la justice ?

Alors, il va bien falloir à un moment donné se poser et réfléchir à la société que l’on veut pour demain, celle que l’on laissera aux plus jeunes. Car la suspicion et la surveillance à tout bout de champ ne pourra conduire qu’à la domination totale de ceux qui surveillent sur ceux qui sont surveillés, ou à la révolte de ceux qui sont sempiternellement considérés comme de probables coupables contre leurs Judas. Et on ne peut décemment souhaiter ni l’un ni l’autre…

Photo : © DR

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