Nous consommons 1,5 planète, réduisons notre empreinte écologique !

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L’empreinte écologique : c’est avec ce terme « technico-imagé » que l’on définit la « consommation » de ressources naturelles des êtres humains. Dans l’idéal, il faudrait que notre consommation n’excède pas la capacité de la Terre à reconstituer ces ressources mais aussi à absorber tous nos déchets, et soit donc inférieure ou équivalente à 1,0 planète…

Mais en réalité, nous avons déjà besoin de 1,5 planète pour supporter notre consommation actuelle, selon l’ONG américaine Global Footprint Network ! Afin de rendre ce constat encore plus criant, faisons les comptes en année. Le 19 août, nous avons atteint ce seuil clé de 1,0 planète. Depuis le 20 août, nous vivons sur notre planète à crédit, c’est à dire que jusqu’au 31 décembre, nous consommons des ressources que la Terre ne régénérera pas et créons des déchets que la Terre ne pourra pas absorber.

Le plus grave, c’est que ce seuil arrive un peu plus tôt chaque année. L’année dernière, il est arrivé un jour plus tôt. Mais imaginez qu’en 2000, il n’est survenu que début octobre, soit un recul d’un mois et demi en 14 ans !

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Que faire face à ce constat ?

Cela fait bien longtemps que les personnes qui se sentent concernées par la manière dont on maltraite notre Terre alertent les pouvoirs publics sur cette question parfaitement existentielle. Problème, les pouvoirs publics sont soumis aux pouvoirs financiers, et ce sont eux qui appliquent la logique du « consommer plus pour se développer toujours plus ».

Malgré tout, des pseudo garde-fous ont été inventés : l’écologie, le développement durable censés « moraliser » le capitalisme et le rendre plus « vert ». Malheureusement, on ne moralise pas des carnassiers en quête de chair fraîche. Ces nouveaux garde-fous sont devenus de nouveaux marchés, de nouveaux moyens de créer de l’argent, le tout en s’assurant une image plus responsable, et donc plus vendeuse (voyez le machiavélisme)…

D’autres théories sociales et politiques existent cependant : anarchie, écosocialisme, décroissance, etc., mais elles supposeraient de sortir de notre modèle ultra-libéral… Les dirigeants ne sont pas prêts, la propagande bat son plein, les citoyens sont assez peu nombreux à décréter qu’il est temps… Avant qu’il ne soit trop tard.

Résultat, on laisse crever notre planète : pollution et trou dans la couche d’ozone, réchauffement climatique et fonte des glaciers, déforestations massives et inondations, pillages des ressources naturelles millénaires telles que le pétrole (et bientôt le Gaz de Schiste), tsunami et autres catastrophes naturelles, tout est lié, mais pour le moment, il vaut mieux fermer les yeux, les gens continuent de consommer.

Notre consommation excessive des ressources de la planète n’est pas une fatalité. Mais il faut être bien conscient qu’il ne faut pas attendre un changement de la part de nos politiciens, et encore moins de la part des grands groupes internationaux qui gèrent notre monde économique !

Il est de notre seul devoir d’apprendre à consommer moins, il est de notre seul devoir d’apprendre à gaspiller moins, à changer nos modes de vie. Comme disait Coluche : « Dire qu’il suffirait de ne plus acheter pour que cela ne se vende plus ».

Devenons responsables. Tentons de respecter les limites de la biosphère !

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