Le Contrôleur du Bonheur, provocateur de sourires dans le métro parisien


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Emmanuel Arno est un Contrôleur un peu particulier. Lorsqu’il pénètre dans un wagon du métro 2 (sa ligne préférée), ce n’est pas pour vérifier si vous avez votre titre de transport : ça, il s’en fiche éperdument. Non, il vient contrôler votre bonheur ! Et réussir à amuser les gens dans le métro parisien, c’est une épreuve qui mérite toutes les médailles !

Ce n’est pas une légende : le métro parisien est sale, ses tunnels sentent mauvais, ses rames de métro sont vétustes, il y a des retards et des problèmes tous les jours, les gens tirent la gueule car ils sont serrés comme les sardines dans leur boîte et qu’ils vont à leur boulot (qu’ils détestent). Et pour couronner le tout, les musiciens jouent toujours les mêmes airs à l’accordéon !

Alors, pourquoi sourire ? Pour être pris pour un fou ? Pourquoi se montrer sous son meilleur jour, courtois et aimable ? C’est vrai ça, on n’est pas plus con qu’un autre, c’est pas à nous de sourire le premier. Pourquoi on se pousserait au fond du wagon afin de laisser rentrer tout le monde, vu que de toute façon, on va finir par être poussé en retour par ces brutes ? Quand c’est à notre tour de monter, on pousse pour rentrer mais c’est pas pareil, ILS ne font pas l’effort de se serrer à l’intérieur…

Bref, même sans ironie, on l’aura compris, le métro parisien est devenu une jungle, et les animaux qui l’habitent se transforment en êtres vivants un peu asphyxiés du cerveau : cela s’explique peut-être par le fait qu’on soit en souterrain ?

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Mais le Contrôleur du Bonheur n’en a cure. Lui, son job, c’est d’aller à contre-courant et de réussir à faire sourire et discuter les gens dans l’Enfer sur Terre : le métro parisien !

Armé de sa casquette et de son célèbre « gueulophone », il arpente les rames et distille ses couplets oniriques dans le but d’amuser son prochain. Il parle de politique, de philosophie, de sa vie et de la nôtre et surtout, de l’importance du bien-vivre ensemble… Pour l’avoir déjà vu à l’œuvre, c’est impressionnant. Il lui arrive de ramer, de devoir arracher les réponses aux badauds, mais le résultat est convaincant.

A la fin de sa prestation, nous sommes bien entendu invités à le remercier de nous avoir remis un peu de baume au cœur. Au moins avec un dernier sourire. C’est la moindre des choses car comme l’on dit, le bonheur, ça n’a pas de prix !

« Après moult négociations avec le gouvernement, ce dernier n’a pas daigné nous reconnaître, nous, Contrôleurs du Bonheur, comme étant d’utilité publique, un vrai scandale, encore un de plus. Face à cette problématique, nous n’avions plus que deux solutions : ou nous mettre en grève, ce qui forcément vous aurait privé de votre sympathique serviteur ici présent, ou alors, faire appel à votre générosité ambiante ! »

« Une journée sans sourire est une journée de perdue », a dit un grand auteur français, et il était dans le vrai. Quelques minutes après son passage, c’est merveilleux de voir comme les gens sont heureux d’enfin décrocher quelques mots avec leur voisin… Un voisin qu’ils croisent peut-être depuis des années, sans vouloir – ou plutôt sans oser – lui adresser la parole.

Peut-être serions-nous tous beaucoup plus heureux de prendre les transports en commun s’il y avait plus de Contrôleurs du Bonheur ? Certainement, même. En tout cas, rencontrer ce Monsieur qui irradie de joie de vivre est un cadeau.

Et si nous devenions tous notre propre Contrôleur du bonheur ?

Le site du Contrôleur du Bonheur

 

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2 commentaires

  1. Bonjour. J’ai eu le plaisir de vous rencontrer hier lundi, en début d’après-midi, alors que nous franchissions l’entrée du RER à Antony. Vous m’avez fait part de votre « philosophie » du bonheur et du partage. Vous avez une personnalité « ouverte » et « réceptive » et j’ai eu beaucoup de plaisir à bavarder avec vous. La grand-mère que je suis ne résiste pas au plaisir d’évoquer cette citation de ce poète, journaliste et moraliste français, « Nicolas de Chamfort » qui disait « La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on a pas ri ». Bonne continuation.

  2. Salut emmanuel ça fait un moment que je n ai pas vu ta silhouette et ta casquette dans le rer b serais tu reparti à New York où en voyage je suis philippe le petit colporteur de presse

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