La Suisse rate l’opportunité de devenir l’exemple


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La Suisse est un pays riche, et c’est un paradis bancaire qui plus est. Pourtant, la population semble en avoir assez des salaires pharaoniques et sous l’impulsion de la Jeunesse socialiste suisse, elle a lancé un grand référendum pour un encadrement des salaires helvètes de 1 à 12. Ainsi, dans n’importe quelle boîte, un patron n’aurait pas pu toucher plus de 12 fois ce que touche le salarié le moins bien payé. Une idée assez proche de celles d’un Jean-Luc Mélenchon par exemple, et bien plus radicale que la taxe à 75% d’Hollande.

Qu’est-ce qui a décidé les Helvètes d’aller jusque-là ? Deux faits divers économiques très récents :

  • les dirigeants d’UBS se sont offerts 2 milliards d’euros en bonus en 2012, quand la banque essuyait des pertes à peu près équivalentes ;
  • le débat sur les salaires des dirigeants a été alimenté au début de l’année par la polémique liée au chèque de 72 millions de Francs suisses (58 millions d’euros) promis au président de Novartis, Daniel Vasella, pour son départ en retraite.

« Les grandes fortunes ne posent pas de problème. Elles s’installent et investissent dans le pays. Ce qui choque, ce sont les salaires pharaoniques des patrons des grandes boîtes. La Suisse a une vraie culture d’égalité. C’est un pays de PME, où les patrons gagnent rarement sept à huit fois plus que leurs employés », précise même sur liberation.fr Jean-Philippe Schaller, journaliste à la TSR.

Mais l’idée a fait un flop. Le patronat suisse a fait jouer ses contacts pour arroser la population de déclarations fracassantes sur le fait qu’avec une telle loi, les grosses entreprises seraient forcées à fuir le territoire. Les médias ont bien fait leur travail de relais, neutre. Et la loi a été recalée.

La politique en Suisse se fait par démocratie directe. Une option dont beaucoup de gens rêvent car elle donne sa chance au meilleur, mais n’oublions pas qu’elle donne sa chance au pire. Lorsque la population, par manque de temps, d’intérêt, d’information ou d’éducation, agit sans vision globale et juste des intérêts de telle ou telle loi, ce système peut être cruel. Après de nombreuses lois plutôt contestables contre les minorités et l’immigration, les Suisses avaient l’opportunité de devenir un exemple à suivre en Europe…

La marche en avant va devoir venir d’ailleurs !

Photo : © DR

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