I-boycott : enfin une solution viable pour boycotter en masse ?


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« Il y a trop de marques à boycotter ».
« C’est impossible de savoir quelle marque appartient à quelle méchante multinationale ».
« Je n’ai pas le temps ».
« Ça coûte trop cher ».
« Seul, ça ne sert à rien »…

Dès qu’il est question de toucher aux petites habitudes, il n’y a plus grand monde. La plupart des gens se referment bien souvent comme des huitres et refusent le changement. C’est naturel, c’est humain même. Mais parfois, la technologie vient mettre un grand coup de pied dans la fourmilière aux habitudes et rendre simple ce qui apparaissait peu de temps plus tôt comme totalement irréalisable.

Au sujet du boycott par exemple : c’est vrai qu’il n’est pas simple de savoir que telle marque appartient à tel groupe et que tel groupe commet des méfaits impardonnables partout sur la planète. Et ne pas savoir, c’est accepter plus sereinement. Mais si vous saviez, accepteriez vous toujours d’acheter Coca, Nutella, Nestlé, Monsanto, McDo, Apple… ? 

Lire aussi : L’appel au boycott, un acte politique non-violent devenu acte de désobéissance civile

Grâce à la plateforme citoyenne et participative I-boycott, vous aurez dès le 1er juin, date de son lancement, un moyen très simple de savoir quoi boycotter et pourquoi.

Développé par deux Français, ce site promet de fonctionner à la manière d’un site de pétitions : n’importe quel utilisateur pourra y écrire un argumentaire détaillé (avec preuves à l’appui) contre telle ou telle marque et lancer un appel au boycott contre ladite marque.

Le but du jeu, c’est qu’un maximum de personnes réponde à l’appel et lui donne du poids. Une fois que le nombre espéré est atteint, le rapport de force est enclenché. La marque concernée est contactée et on lui demande des comptes. Si elle refuse d’en rendre ou qu’elle lance des menaces, le boycott est déclenché, non pas comme punition mais comme levier de pression pour forcer les multinationales à rendre des comptes à nous autres, citoyens, qui nous faisons polluer et pourrir par ces grands groupes qui considèrent trop souvent la planète comme leur appartenant.

Lire aussi : Boycotter Monsanto, une question de bon sens sanitaire et citoyen !

L’initiative a du charme. Espérons qu’un maximum de gens l’adopteront, l’utiliseront et la relaieront. Les multinationales paraissent gigantesques et intouchables, mais elles ne sont que des géantes aux pieds d’argile. Un peu comme l’a dit Coluche en son temps, « il suffirait qu’on n’achète plus pour que cela ne se vende plus ». Et une multinationale qui ne vend plus est vouée à changer ses méthodes ou mourir !

Aux faux offensés qui jouent la carte de la culpabilité

« Oui, mais si vous boycottez et que vous faites mourir des multinationales, vous allez créer encore plus de chômage ! Vous y pensez à ça ? Blablabla ! » On entend parfois cet argument de la part des défenseurs du système.

Mais cet argument est tout simplement faux. Le système actuel composé de mondialisation financière (mais pas humaine), de délocalisations, de dumping fiscal (quand ce n’est pas de l’exil fiscal) et d’inégalités maintenues est avant tout à l’avantage des grosses multinationales. Si vous regardez l’évolution du monde sur 50 ans, vous remarquerez que des centaines de petites structures ont fermé leurs portes à cause d’une concurrence insoutenable (non libre et non faussée) face à des groupes de plus en plus gros et de plus en plus omnipotents.

Lire aussi : Nestlé, pourquoi il faut boycotter cette marque ignoble…

Évidemment, si une multinationale se cassait la figure grâce au boycott, cela engendrerait des licenciements. Mais cela libérerait aussi un énorme espace libre pour de nouvelles entreprises. Et pas une ou deux. Cinq, dix, quinze ! C’est bien la situation de monopole des grosses entreprises qui leur permet de détruire les tissus économiques et sociaux à l’échelle locale et de concentrer et maximiser les profits en faisant travailler un minimum de personnes pour un maximum de bénéfices.

Si de nouvelles entreprises venaient à remplacer les multinationales voleuses et exploiteuses sans en reproduire les aberrations expansionnistes et ultra libérales, elles délocaliseraient nécessairement moins, emploieraient plus de monde et relanceraient de manière plus vertueuse l’économie, et donc la société.

Bref. Le boycott est une vraie arme pour déconstruire ce monde inhumain. Utilisons-la ! Et espérons qu’avec I-boycott, nous saurons relever le défi.

 

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Source et source photo : i-boycott.org

4 commentaires

  1. oui mais quand le boycott set à nous manipuler, je dis non et non et non!!! exemple le BDS qui essoufle tout le monde en essayant une vaine manipulation mais qui sont les premiers à fumer le joint (tous les jeunes qui fument le joint à outrance et le revendent se revendiquent de ce mouvement) donc déjà ils pourraient boycotter les produits illicites qui empoisonnent nos enfants, ensuite ne mangeant pas de porc ils sont les premiers à se jeter sur les pauvres poules et oeufs élevées en batterie car moins cher et à fréquenter les KFC qui utilisent en surnombre ces pauvres poulets: alors à mon niveau je boycotte la cigarette, le joint, les poulets et oeufs de batterie, et je m’occupe déjà de ce qui se passe dans mon pays!

    • Le boycott est une arme cruciale et importante pour reprendre notre autonomie et notre liberté de faire des choix.
      Je ne rebondirai pas sur les confusions et clichés qui émaillent la suite de votre commentaire, même s’il est vrai qu’il n’est pas aisé de toujours trouver de la cohérence dans les comportements de nos contemporains. D’où l’intérêt de s’ouvrir et de communiquer ! 😉
      Bien à vous et bonne chance dans votre boycott.

  2. j’étais commerçante de vêtements ethniques (sarouels etc …), fabriqués par des petits artisans indiens et népalais. Une grande partie était issue du commerce équitable. Ce qui permet d’offrir des conditions de vie et de travail meilleures à ces travailleurs, comme chacun le sait.

    Cela permet aussi de faire vivre des petits commerçants français, des commerçants ambulants surtout, et qui ont tellement galéré par tous les temps pour vendre quelques sarouels ou des vestes sur les foires et marchés. Ils ont fait découvrir et surtout maintenu ce style un peu coloré.

    Les grandes chaînes ont même mis la main dessus !!! Je suis révoltée !!! Laissez les petits commerçants survivre bon sang ! Laissez-nous tranquilles ! Les hypermarchés (cora par ex.) ont fait un rayon ethnique. Au début, je pensais que c’était juste passager. Mais non ! Ils ont agrandi le rayon.
    Les vêtements sont de moins bonne qualité et c’est de la fabrication industrielle. Contrairement à ce nous vendons, les teintures ne sont pas naturelles mais chimiques. Mais qu’importe, ils sont moins chers.Les habitués de ce style sauront faire la différence, mais les autres ???
    Les petits galèrent et les crevards de grands viennent récolter le miel tout prêt.

    Après les Chinois, c’est au tour des Indiens et Népalais d’être exploités, robotisés, on dirait.
    l’Inde compte devenir la 3eme puissance mondiale …

    Merci de m’avoir lue jusqu’au bout.

    • Le boycotte est une possibilité politique, il faut l’utiliser, car tout achat est un acte économique ET politique. Il est gratuit et il ne faut pas se déplacer dans une urne pour s’exprimer, seulement aller faire ses courses.

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