#DehorsMerkel #ThisIsACoup #Grexit : La situation grecque vue par Twitter

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J’aurais du immédiatement préciser dans mon titre : « La situation grecque vue par la Twittosphère humaniste, solidaire et engagée. » Celle qui aime la justice et la liberté. Pas celle incarnée par les intellectuels bourgeois – politiciens et éditorialistes – les bien-pensants et les bien-vus, ceux qui ont la cote dans les journaux et sur les plateaux télé.

Lire aussi : La Grèce seule face à l’Union, comme dans les pires films de science fiction

Mais quand même, pour équilibrer un tant soit peu les débats, nous verrons d’abord comment les médias, les politiciens et certains éditorialistes voient ce qui se joue en ce moment en Grèce. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont descriptifs, et parfois un peu moqueur voire hargneux envers ces Grecs un peu trop fiers ! La France qui a les moyens de se gausser, qu’elle soit de « gauche » (le PS n’est pas la gauche, mais bon) ou de droite, elle se gausse, mon bon Monsieur !

Le conflit : Troïka (UE, FMI, BCE et lobbies)

VS.

Le gouvernement grec

 

Vu par les puissants

 

    C’est vrai, ils ont vraiment tout ces Grecs, dis donc !      

Même si ça n’arrange pas le peuple grec, le référendum a servi à montrer ce qu’était vraiment l’UE et ses amis, le FMI et la BCE : des terroristes en costard gris !

 

         

 

 

Ah ! Sous couvert de la sacro-sainte « responsabilité » (de payer), on pourrait vraiment faire faire aux peuples n’importe quoi !

Une solidarité sans limite, on va le voir !

Merci beaucoup pour ces analyses poussées. Mais comme on le sait, il suffit souvent de répéter une idée sans arrêt pour qu’elle se transforme en vérité. Les vigies citoyennes d’Acrimed (Action Critique Médias) l’ont bien remarqué :

  Heureusement, une partie non négligeable de la population réfléchit, décortique, compare, et se rend compte que non, les Grecs ne sont pas tous chômeurs, mafieux ou flemmards et que non, ils ne dilapident pas les fortunes que l’Europe des banques leur donnent. Lire aussi : La finance et ses lobbies, véritables ennemis du peuple et de la démocratie La vérité, c’est que l’argent INVESTIT (et non prêté) en Grèce sert majoritairement à recapitaliser les banques qui pourront à nouveau jouer à spéculer mais qui pourront aussi à nouveau… permettre aux Grecs de rembourser les prêts et permettre aux institutions qui nous dirigent – FMI, BCE – de gonfler toujours plus leurs bas de laine. Astucieux, non ?

Vu par les conscients

 

Sans oublier que Mme Lagarde ne paie pas d’impôts… 

 

« Même si les conditions que l’Europe a imposé à la Grèce ont causé sa dépression, la Grèce n’a vue que très peu de l’argent donné en caution : 90% est retourné aux créditeurs. » Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’Economie en 2001. N’est pas « solidaire » comme Macron qui veut !     argent-pret-grec-banques

 

 Il faut aller lire le rapport des conditions imposées à la Grèce : c’est terrible. Le pays est mis sous tutelle par l’UE, et notamment l’Allemagne. Pour une dette qui sera par définition impossible à rembourser, ni pour la Grèce, ni pour l’Italie, ni pour l’Espagne, ni pour la France, ni pour l’Allemagne. Personne. Tous les pays sont actuellement tenus par leurs créanciers.

   

 

 

Espérons que l’arnaque de l’austérité ne coule pas de longs jours tranquilles encore très longtemps… Je vous laisse fouiner, cliquer sur les liens, vous renseigner, prendre la mesure de ces tweets, de ces mesures d’austérité.

Oui, c’est un coup d’état, fasciste qui plus est.

Comme l’a parfaitement expliqué Frédéric Lordon, l’Allemagne est en train de faire marcher au pas de SON économie la Grèce et bientôt toute l’Europe :

Les contribuables européens ne payent pas pour les fonctionnaires grecs. Ils payent pour les épargnants européens. Car c’est une tuyauterie financière désormais entièrement circulaire qui prête aux Grecs pour qu’ils remboursent les créanciers — de ces euros-là qui circulent sous leur nez, les Grecs ne voient pas la couleur. Les contribuables européens ont d’abord payé pour la reprise publique des titres grecs détenus par les banques privées — un grand classique. Maintenant ils payent directement pour eux-mêmes — enfin certains pour d’autres. […]

Si le contribuable européen veut obtenir justice, qu’il la réclame au fonctionnaire grec. Eh bien non : si le contribuable européen veut obtenir justice, qu’il la réclame à ses gouvernants qui, « en son nom », ont pris la décision éclairée de le charger pour sauver les banques, et puis de charger la Grèce en s’adonnant à la passion macroéconomique des traités.
Frédéric Lordon

Parce que l’Allemagne – et dans son sillage, l’Europe – a libéralisé toute son économie, elle veut que tout le monde fasse de même. En réalité, ce ne sont pas les travailleurs français, allemands et autres qui paient pour les retraités grecs. Ce sont les travailleurs de tous les autres pays européens qui doivent travailler pour les banques, car les retraités allemands – et bientôt les autres ? – sont payés par des fonds privés. Et la Grèce, en plus de tout, va servir de terrain de jeu aux plus rapaces des capitalistes.

La démonstration est implacable. Nous qui nous indignons, nous ne sommes pas contre l’Europe, bien au contraire. Mais nous sommes pour une Europe unie, une Europe solidaire, une Europe des peuples et des cultures. Pas une Europe de l’économie ultra-libérale qui ne profite qu’à quelques-uns.  

Je n’aurais rien à ajouter. Merci à vous tous.

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