COP 21 : face aux mensonges écologiques de l’Autorité, un appel à tout casser !

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Feriez-vous plutôt confiance à un vendeur d’organes ou à un médecin pour garder votre grand-mère très âgée ? Préféreriez-vous laisser votre perruche préférée seule avec un poisson rouge ou avec un chat ?

Et pour organiser une grande Conférence sur le Climat, vous êtes capable de faire confiance aux dirigeants des plus grands pays de cette planète ? Ceux qui ne font rien pour empêcher le nucléaire, la pêche en eaux profondes, le saccage des ressources naturels des pays pauvres, la déforestation ?

Et quand vous observez que les sponsors officiels de cette grand-messe électoraliste sont eux-mêmes de grands pollueurs, tels que Engie (ex GDF Suez), EDF, Renault Nissan, Suez Environnement, Air France, ERDF, Axa, BNP Paribas, Air France, LVMH ou encore Ikéa ? Cela ne vous choque pas ? Décidément, le « Green Washing » a le vent en poupe et personne ne dit rien.

La COP 21 est une opération de communication et de marketing pour les gouvernements. Comme souvent. L’Autorité (les états, les multinationales, les grandes ONG) a cette capacité incroyable de récupérer les luttes qui se font à ses marges pour les faire siennes. Ainsi, il les contrôle aisément.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la sécurisation de l’événement « COP 21 » sera sans précédent. Toutes les forces de police françaises seront mobilisées. Les frontières du pays seront exceptionnellement fermées. Cette soi-disant grande fête de l’écologie, de la nature et de la raison est en fait une véritable démonstration de force.

Quel est le but de cette réunion de chefs d’états, dont les objectifs ont déjà été définis et votés à l’avance (avec tous les lobbies de toutes les industries lourdes et polluantes, et une poignée de personnes de la société civile, tout au plus) ? « Limiter » les dégâts catastrophiques de l’activité humaine liés à notre système capitaliste de croissance infinie et de surconsommation. Bien évidemment, eux ne vous le formuleront jamais comme cela. Et quelles mesures phares sont annoncées ? « Limiter » la hausse des températures dans le monde à +1,5-+2°C…

C’est vrai que c’est agréable de profiter de 20°C à Paris en plein mois de novembre. C’est vrai que nos amis Nordistes et Normands devraient pouvoir profiter des mêmes températures douces que nos amis Corses ou Provençaux. Mais la nature n’est pas ainsi faite et il faut respecter ses équilibres. Surtout que pour 2°C de plus à Paris, on ne pense pas toujours que cela fait 2°C de plus au Pôle nord (où la fonte des glaciers est bien réelle) mais aussi 2°C de plus dans les zones les plus arides du globe, où la température oblige déjà les hommes à migrer.

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Toutes les études démontrent que lorsqu’on aura atteint 2°C de plus, des villes entières sombreront sous les eaux, des millions de personnes sombreront dans la pauvreté. Bref, la COP 21 est inutile.

Sauf que personne n’aura le droit de le dire à haute voix. Dans nos belles démocraties, tout est écrit à l’avance, et les forces de l’ordre seront là pour empêcher le peuple de parler, de crier qu’on le tue – lui et sa planète – à petit feu et qu’il le refuse !

C’est pourquoi je voulais partager avec vous ce petit texte, déniché au coeur du darknet par le site lundimatin.

Ici, nous ne défendons pas la violence, mais cherchons à bien faire comprendre que la vraie violence, on la subit au quotidien, et que ceux qui se défendent ne sont pas aussi mauvais que les médias nous laissent souvent le croire.

Cet appel fait donc réfléchir :

Un appel à tout casser lors de la COP 21

« Dirigeants du monde », vous avez bien joué votre partie. Vous avez gagné la guerre de classes, liquidé ce qui restait du monde ouvrier, mis au travail l’ensemble de la population, à peu de choses près, encaissé la crise et ses innombrables répliques, exterminé ce qui n’était pas soluble dans le matin blême de l’Occident … Vous avez tout réussi, sauf à garantir les conditions fondamentales de la vie humaine sur terre. Vous avez tout réussi, et loupé l’essentiel. Et maintenant, vous vous agitez, légèrement transpirants, essayant de vendre sans y croire vraiment, l’idée que la technologie nous sortira de la situation où elle nous a mis ; mais au fond, vous le savez bien : ce monde, votre trophée inerte, s’effondre, et vous-mêmes serez engloutis, comme tout le monde, dans l’égalité des derniers jours. Vous vous en rendez peut-être compte : vous n’êtes pas capables de résoudre ce problème. En matière d’ « environnement », le point de non retour, cela fait quarante ans qu’on l’a franchi. Vous avez déjà échoué. Il n’y a pas de solution qui vienne de vous, et vos simagrées nous lassent. Nous sentons bien qu’elles vous fatiguent aussi, mais ne vous inquiétez pas. Elles ne dureront plus.

Deux questions se posent alors à nous, en ces temps qui s’essoufflent :

1) Qu’est-ce qu’un sommet ?

Une poignée de dirigeants foncièrement incapables, des lobbyistes en tout genre, quelques experts, des chefs de cabinets et des attachés de presse se réunissent dans un aéroport d’affaires pour discuter des mesures à prendre pour éviter une probable fin du monde. Ils n’ont absolument rien à se dire que leurs technocrates ne savent déjà. Ils n’ont absolument rien à décider que leurs armadas de conseillers n’aient déjà négocié. Ils n’ont aucune solution à apporter, puisqu’ils sont eux-mêmes le visage du problème. Tout cela, au moins depuis Copenhague, fait consensus. Jusqu’à l’écologie la plus institutionnelle, personne n’attend de cette COP 21 autre chose qu’un pénible théâtre d’ombres. Pourtant, tout le monde s’affaire, du gouvernement Valls à la Coalition Climat, des ONG aux entreprises, des collectifs citoyens aux cabinets de conseils. Tout le monde s’affaire pour qu’ait lieu cet événement. Cette rédemption. Ce « sommet ». Sans doute qu’on y aura mis les moyens : parait-il que le climat serait cette année « cause nationale ».

Que se passe-t-il donc pendant un sommet, si personne n’a rien à dire ? Que peuvent faire tous ces sinistres hommes publics lorsqu’ils se trouvent réunis ? Prendre de la coke, ou des selfies ? On en serait presque à leur souhaiter, eux qui peuvent encore se payer le luxe de tromper leur impuissance. Frivolités dans les hautes sphères : de quelle couleur sera la cravate de Manuel Valls ? On vous l’accorde : mesurer le ridicule de l’opération n’est pas si facile. On serait désemparé pour moins que ça. Evidemment, le tableau n’est pas encore complet. Il manque l’élément principal.

Inutile en effet de dire qu’entre nous et cette douteuse clique retranchée au Bourget, il y aura 10 000 flics français, une fraction conséquente de l’armée de l’air, des contingents de toutes les polices d’Europe et une solide cohorte de casques bleus. Entre nous et les acteurs de cette scandaleuse farce, l’élite du maintien de l’ordre à la française, le résultat de 1500 ans de construction d’un monopole de la violence légitime. Le fleuron de l’Etat, l’aboutissement armé de notre rationalité politique. Voilà ce qui entend se déployer pendant ces deux semaines d’hiver. Faut-il rire, faut-il trembler ? On ne sait plus très bien.

2) Qu’est-ce qu’un contre-sommet ?

Une fois n’est pas coutume, la réponse sera d’une extrême simplicité. Etant donné l’inanité du débat public et l’arrogance absolue d’un gouvernement qui téléguide sa propre contestation citoyenne, il n’y a rien d’autre à attendre de telles circonstances qu’une honnête flambée de violence. Qu’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas de se défouler impuissament, ou de compenser un manque d’idées par des actions bien attestées. Il s’agit de se venger. Ainsi, ce n’est pas seulement le bon sens qui se trouvera, cette fois, du côté des casseurs, des Black Blocks, des radicaux, qu’importe le nom qu’on veuille « leur » donner. C’est aussi le sens de l’honneur, et un certain amour-propre.

Car à l’heure où l’on vous parle sans cesse de ce à quoi ressemblera le monde en 2030, ou en 2050, il n’est pas inutile de s’attarder sur ce à quoi il ressemble déjà. De ce à quoi il ressemble depuis 200 ans, 200 ans d’industrialisation et de développement, de civilisation inquestionnable, de colonisation intérieure, d’impérialisme béat. Deux siècles durant lesquels nous avons tant bouleversé les grands équilibres écologiques qu’aujourd’hui, l’environnement change plus vite que la société. Nous vivons à un âge où la vie disparaît déjà mille fois plus vite qu’elle ne se renouvelle. Alors, si nous ne savons pas précisément dans quel état sera le monde en 2050, nous savons en revanche que l’état dans lequel on l’a déjà placé mérite amplement qu’on le venge.

La jeunesse, notamment a un droit illimité à une telle vengeance : amenée de force dans un monde qui s’écroule, elle n’a rien demandé, commis aucune faute, participé à aucun mensonge collectif. On attend d’elle qu’elle paye bien gentiment les fautes de ses aînés, qu’elle prenne sur ses épaules tant d’années d’arrogance et d’incurie ; on comprendra donc qu’elle souhaite faire payer aux représentants de l’ordre ancien cette situation proprement désespérée.

En coulisse, certains s’agitent, et parlent de « justice climatique ». Il s’agirait de partager équitablement les conséquences de la catastrophe. Mais si nous faisons l’effort, un instant, de donner un sens à ces mots tant galvaudés, la « justice climatique » n’est que la réparation impossible d’une injustice, injustice incalculable faite non seulement à notre espèce, mais à des milliers, des millions d’autres, faite à la Terre elle-même, aux innombrables formes de vie qui la parsèment. Attendue l’énormité de la faute, la peine sera capitale : la destitution immédiate de cette mafia du climat et le renvoi de ses porte-paroles aux oubliettes – aux côtés de l’armada de flics qui s’interpose entre eux et la réalité. Sentence qu’il s’agira de rendre, le 29 novembre, dans les rues de Paris.

La vengeance ne constitue pas une politique, diront certains. Et encore moins une « solution » aux grands déséquilibres écologiques. Mais cela vaut mille fois le cocon gestionnaire dans lequel la COP 21 entend nous emmailloter. Gardez vos illusions de maîtrise et vos « petits gestes qui sauvent ». Quitte à être les derniers hommes, nous garderons les yeux ouverts.

 

La menace sera-t-elle mise à exécution ? Quoi qu’il en soit, notre mode de vie occidental consumériste est une violence pour des millions de personnes à travers la planète, même si nous ne le ressentons pas.

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Et bien que trier ses déchets, manger bio et consommer local soit très important, il faudra peut-être plus pour regagner un peu de poids face à des régimes autoritaires qui refusent toute remise en cause et avis contraire.

Bonne non COP 21 à vous, et soyez prévenus : c’est un coup d’épée dans de l’eau polluée, et les vrais défenseurs d’un monde plus juste ne sont pas toujours ceux qui les médias désignent…

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Les solutions existent, mais elles ne sont pas envisageables pour les puissants de ce monde, tout simplement parce qu’elles remettent en cause ce monde qui leur permet d’être puissants.

Pensons-y…

 

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Sources : lundi.am, Le Parisien, Ligne Rouge-D12

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