Anarchie et décroissance : réflexion globale pour sortir du capitalisme (1)

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Partie 1 : sur les traces d’une anarchie pacifique et universelle ?

Toi qui vient de poser les yeux sur cet article, non, n’abandonne pas. Ne pense pas que l’anarchie est un concept trop vieux, trop dépassé, trop utopiste, trop politique. Donne-lui une chance. Peut-être que tu n’as jamais rien lu de positif sur l’anarchie… C’est l’occasion de voir les choses différemment. Maintenant. Ensemble.

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« No -ism, no schisme » (pas de -isme, pas de schisme)

Communisme, socialisme, capitalisme, libéralisme, nationalisme… Définir une société par un terme clivant, c’est par définition vouloir imposer un système à une société qui n’est pas consentante dans son entièreté.

L’anarchie, elle, se veut dans une évolution constante. Elle refuse d’être enfermée dans un système.

Étymologiquement, « -an » « -archos » signifie « sans hiérarchie » : tous égaux, c’est le principe fondateur de la vraie justice et donc de la liberté. L’anarchie s’arrête là. Sa seule Loi, c’est le refus de la domination. Puis des penseurs en ont produit des dérivés, l’anarchisme libertaire, le syndicalisme libertaire, le communisme libertaire, etc.

Mais les mots sont manipulés. Aujourd’hui, dans la vie de tous les jours, on n’entend plus parler de l’anarchie que dans un seul contexte : « Mais c’est l’anarchiiiie ! » entend-on de la bouche l’élites grassement payées pour venir déformer les mots et les luttes sur les plateaux télé. L’anarchie est devenue synonyme de chaos, de gros bordel, de désordre sans nom.

Mais cette déformation n’est pas la réalité. L’anomie est le mot juste lorsque l’on veut qualifier un état sans ordre, un état de destruction total. L’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir : la différence est tout de même notable. Les mots nous manipulent, rappelons-nous.

Lire aussi : Les mots nous manipulent : agissons pour une reconquête des concepts !

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Mais finalement, peut-on aller plus loin dans une définition de l’anarchie ? Je considère que non. L’anarchie étant un ordre intelligent en constante évolution tandis que les mots que j’écris là vont demeurer figés, je vais m’essayer à dessiner, au crayon à papier et tout en légèreté (et de manière ouverte à toutes les remarques), les contours d’une forme éminemment positive et noble de l’anarchie qu’une connaissance a baptisée – suite à un long débat – « l’anarchie romantique ».

Les contours de l’anarchie romantique

L’anarchiste est à la recherche d’un idéal. Idéal dans lequel l’émancipation humaine est la clé. Une société où chaque individu accepté tel qu’il est pense dans une logique collective. Ou le bonheur de chacun et de tous est le seul horizon.

Nous sommes tous faits du même bois. Ou plutôt de la même eau, à 75% environ. Tous. On a tous nos petites différences, nos yeux, notre nez, notre peau, notre taille ou notre poids, mais nos bases sont les mêmes. Notre nature corporelle est la même.

Selon cette nature propre et la nature qui nous entoure, nous avons à faire des choix pour mener notre vie avec décence, avec respect, et mieux, avec conviction.

L’homme seul, animé par des désirs de découverte, d’évolution et de liberté a appris a se servir de son « environnement » pour son propre intérêt, et même parfois à se servir des autres être humains pour son propre intérêt. Parce qu’il est intelligent, il a parfois compris que l’entraide lui servirait plus que la compétition pour avancer. Mais ce n’est pas pour cela qu’il a abandonné l’idée de domination, de hiérarchie. Car l’homme, esseulé dans son esprit, place sa propre liberté au-dessus de toutes les autres.

Lire aussi : Kropotkine, aide-nous : ils ne veulent pas de L’Entraide !

Dans un monde des idées idéales, libérés de nos chaînes, nous serions peut-être tous potentiellement anarchistes, car l’anarchie place la liberté en principe suprême. Mais l’homme est un animal social et l’anarchie au sens strict semble avoir du mal à s’adapter au désir individuel de chaque homme dans un cadre social.

Suivant cette logique, l’homme raisonnable poursuit à un niveau individuel un désir de liberté et de conquête incompatible avec la liberté de tous. Et il le sait. Il lui faut donc changer. Apprendre un certain nombre de valeurs. Concilier ses désirs avec ceux des autres. Comprendre le Bien Commun et œuvrer en ce sens. L’ordre sans ordres, la liberté sans contrainte semblent difficiles sans un minimum de règles communes.

Globalement, dès notre plus jeune âge, nous recherchons la liberté, nous avons cette soif là. Sauf qu’en société, il faut garantir une égalité – je préfère de loin le terme de justice sociale – et que la logique de liberté totale tire parfois dans le sens inverse de la parfaite justice sociale, comme l’a parfaitement démontré Tocqueville dans De la démocratie en Amérique. C’est pour cela qu’il faut malgré tout faire entrer l’anarchie dans un projet collectif, un système (à ne pas prendre en un sens péjoratif car un système peut être humain, autogestionnaire, local, fédéral, équitable, démocratique, évolutif…).

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Depuis que l’homme est entré dans l’ère de l’ « homo scientificus », on peut décemment penser qu’il est en mesure de savoir et même de prévoir comment lui et les siens peuvent vivre dans le respect les uns des autres et de son environnement, c’est-à-dire des espèces vivantes animales et végétales, mais aussi des éléments minéraux etc. qui l’entourent et dont il a besoin pour vivre et perdurer.

Une ébauche de système ?

Collectivement, il y a donc nécessité de canaliser un système horizontal sans ordre et garantissant la liberté maximale de chacun et de tous en l’incluant au cœur d’un système régit par des règles de vie qui ne soient pas coercitives.

La seule liberté qui serait proscrite serait justement celle dont les puissants abusent aujourd’hui : la liberté de contrôler ou d’utiliser un autre individu pour un besoin/intérêt personnel ou même collectif ; ou bien la liberté d’utiliser ou même d’accaparer un élément naturel de cette planète pour un besoin/intérêt qui ne soit pas collectif et dans une mesure qui viendrait mettre en péril la capacité de la nature à se régénérer de manière autonome.

Garantir le maximum de droits individuels mais les insérer dans une sorte de charte collective, un règlement de vie. La portée doit être définie ensemble, les hommes doivent tous la signer de bonne foi.

Comment garantir un vrai projet collectif dirigé vers le bien commun ? Par exemple, on pourrait l’imaginer si on acceptait de détruire la toute puissance de nuire du monde de la finance et de la société de consommation et assurer une démocratie réelle ! Mettre en place cette démocratie à l’échelle locale sur le principe de libre association.

Le mot démocratie a été galvaudé par le système et ses représentants depuis une cinquantaine d’années, il ne correspond plus à aucune réalité politique. Nous vivons dans un système hypocrite qui nous demande 2-3 fois tous les 5 ans de nous déposséder sciemment de nos droits démocratiques en remettant notre pouvoir décisionnaire à des politiciens professionnels spécialistes de la communication (la manipulation) et à des lobbies (finances, multinationales). C’est tout. Merci beaucoup.

Lire aussi : Mensonge : arrêtons d’appeler notre système une « démocratie » !

On pourrait imaginer tout un tas d’autres manières d’organiser politiquement une société afin de garantir un minimum de transparence, ou mieux, afin de garantir une vraie démocratie ! Afin de la mener vers le partage, l’émancipation, la connaissance voire le bonheur.

La vraie démocratie se fait avec tous, et sa base est une charte collective. Mais mettre en place une démocratie athénienne pour 65 millions d’individus semble un doux rêve. Pourquoi alors ne pas imaginer une décentralisation et une fragmentation de la représentation, afin que tout le monde se sente investi ? Que tout le monde (re)prenne goût aux décisions qui vont changer la vie de sa Cité, de son quartier, de sa ville et de sa région…

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On pourrait imaginer la mise en place d’une Constitution générale avec des principes clés puis une multitude de Mini Constitutions où des Règles de vie dans chaque micro société. Au niveau de l’organisation politique, à chacun de s’organiser. Élection, tirage au sort, non cumul, révocation, roulements : il n’y a aucun système idéal, mais du moment où l’on peut garantir une absence de hiérarchie et des formes de contrôles réciproques empêchant les abus et une vraie justice sociale, tout est envisageable.

Il y a de nombreuses formes d’anarchie. Quand je parle de moyens de contrôle de chacun sur tous, c’est justement des moyens de faire en sorte que l’équilibre soit fort entre la liberté de chacun et l’égalité entre tous. On pourrait par exemple imaginer des systèmes de consensus ou de tirage au sort au niveau de la politique locale, mais aussi dans les services publics, dans l’entreprise, dans les écoles, au niveau de l’alimentaire, afin que chacun ait un pouvoir de décision (au niveau local) sans que cela soit « un bordel sans nom »…

Lire aussi : Education : apprendre le changement, c’est comment ?

L’homme est un loup pour l’homme, oui, mais avant tout parce qu’on l’a éduqué en ce sens. Kropotkine a souligné avec brio que l’entraide était autant sinon plus important que la compétition entre les humains. Les enfants qui ont bénéficié d’une éducation coopérative ont un vrai sens du consensus et du bien commun, et sont beaucoup plus épanouis. Bref, difficile mais pas utopique de voir un jour une sorte de « système anarchiste » se mettre en place.

Mais il faudrait avant de rêver, redéfinir certaines priorités dans notre société actuelle qui fonctionne parfois à sens inversé.

Par exemple, le monde de la finance, des assurances, des banques, a acquis un pouvoir démesuré et une influence – grâce à ses lobbies totalitaires – sur les politiques globales, remettant en cause ce que l’on appelle la « souveraineté populaire ». Pire, l’économie est devenue une religion redéfinissant nos sociétés coûte que coûte sans même prêter attention aux êtres humains. Les inégalités se creusent, la survie est une réalité et pas uniquement dans les pays du Sud…

Lire aussi : La finance et ses lobbies, véritables ennemis du peuple et de la démocratie

Toujours au nord, la société de consommation – le pire des fascismes selon Pier Paolo Pasolini – consume les femmes et les hommes. Elle les empêche de réfléchir et les maintient dans une dépendance, une passivité qui nuit gravement à leur émancipation… Le tout en enchainant le sud dans une forme de néo-colonialisme insupportable !

Alors, désapprenons, évoluons, changeons !

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Note aux anarchistes extrémistes

Je le dis et le répète sans arrêt à ceux qui affirment sans hésiter que l’extrémisme, « c’est mal ». Le système dans lequel on vit est extrémiste. De ce fait, ce qu’ils qualifient d’extrémiste ne l’est pas obligatoirement. Il faut être plus fin que cela (encore une fois, les mots nous manipulent).

Néanmoins, je suis d’accord que tout avis tranché et définitif n’est pas constructif. Alors, j’aimerais m’adresser aux anarchistes radicaux, les vrais, les durs, avec qui je partage des valeurs mais aussi de nombreux désaccords.

L’anarchie est le parfait contraire de l’inertie, de l’immobilisme, de la rigidité. C’est une philosophie sociale et politique qui considère que rien n’est jamais acquis, fini, déterminé, définitif, que tout doit sans cesse passer par le prisme de l’intelligence humaine pour être réglé, réadapté, réévalué pour satisfaire au mieux aux besoins de tous et de chacun. Le bien commun est son seul horizon. Avec la justice, la liberté et l’égalité pour entreprendre ce chemin infini, interminable, vers le bonheur !

Lire aussi : La première et dernière liberté : la leçon de vie signée Krishnamurti

L’anarchie étant une constante évolution, comment se définir comme « vrai anarchiste » ? Comment se positionner par rapport à un mouvement infini autrement qu’en marchant et en acceptant qu’avoir raison un jour peut signifier avoir tort demain !

On n’a jamais assez de connaissances ou d’expériences pour se dire anarchiste. Nous sommes tous des anarchistes en devenir !

Qui peut sincèrement se présenter comme anarchiste et montrer à la face du monde une personnalité dure, tranchée, définitive, excluant toutes celles qui ne coïnciderait pas – ou pas assez – avec la sienne ?

Qui peut, au nom de la « pureté » idéologique des idées qu’il défend, exclure d’autres êtres humains d’un processus d’échanges mutuels censés parvenir à la concordance des vues, ou du moins, à l’acceptation et la liberté d’agir pour toutes les différences ?

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L’anarchie est exigeante ! Mais ceux qui se disent anarchistes doivent être exigeants avec eux-mêmes, tout le temps, infiniment, et ne peuvent donc pas se permettre de l’être tout le temps et infiniment avec tous. La liberté pour tous que leurs principes érigent en idée fondatrice ne saurait le permettre !

C’est pourquoi l’anarchie fonctionne à l’échelle du local, grâce à la libre association de femmes et d’hommes désireux de construire ensemble la société qui leur ressemble.

Ces différentes micro-société libres seraient ensuite destinées si elles le souhaitent à coopérer, à évoluer dans un échange de compétences et une fraternité garantissant une harmonie à toutes les échelles : locale, régionale, nationale, internationale. Car l’anarchie est internationale et n’a pas de frontières, justement.

Je ne prétends pas avoir raison. Je ne prétends pas avoir donné la définition de l’anarchie. C’est juste une définition, romantique je l’admets, de cette idéologie politique.

Lire aussi : L’Indigné du Canapé : Rages et Utopies d’un enfant du Siècle

Et parce que l’anarchie est idéaliste et que je suis quelqu’un avec les pieds sur terre, je veux croire que, dans l’ici et le maintenant, il y a des moyens pour se diriger, lentement et à tâtons, loin de notre société capitaliste ultra-libérale, qui fonctionne sur le dogme de la surconsommation. Et pour moi, un des moyens les plus intéressants, c’est la décroissance.

L’idée vous intéresse ? =>

Partie 2 : La décroissance, le chemin le plus court vers l’anarchie ?

 

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7 commentaires

  1. J’étais anarchiste…
    Depuis que j’ai lu cette article, j’ai compris que des gens qui place l’éducation civique après la politique voulait un schisme et bien je leur ferrais pas cette honneur car l’anarchie c’est bien la contestation d’un ordre arbitraire établi et il en fait l’étymologie comme s’il y a 2000 ans; on avait le droit de contester l’ordre dans un culture qui en fessait son idéologie.

    Alors quand un fédère parle comme un confédérer d’une démocratie qu’il ne nomme pas pour une liberté dans un monde trop petit avec un égalité qui voudrais que l’autre donc nos différence soit mon égale. On se demande à qui on parle et de quoi et son ordre à tout l’apparence du chaos.

    Avant j’étais anarchiste maintenant je suis un esclave.
    A Sparte, en démocratie, les citoyen incapable d’assumé leur charge civique n’avait pas le droit de vote et était appelé des esclaves parce qu’il était à la charge d’autre citoyen.
    En d’autre terme, je suis apolitique parce qu’orphelin et que je n’aime pas la langue de bois parce que les mots subissent leurs shismes et leurs modes.
    En gros la politique c’est juste une question de mode, de tendance et d’amitié intéressée et c’est pas en réformant la politique que l’on fait tournée la démocratie mais en utilisant le pouvoir judiciaires et le 4’ème pouvoir la presse.
    Si rien de tout ça est possible, l’humain qui se dit intelligent attendras que le 5ième pouvoir se mettent place.
    Car dans toutes révolutions l’important c’est pas l’épée mais la plume.

  2. Article très complet 😉

    J’avais abordé ce thème en joignant l’écologie à cette philosophie: l’éco anarchisme.
    Il faut en parler et dénoncer le système qu’on nous fait avaler sans réfléchir !

  3. Je profite de cet article afin justement d’illustrer le terme « capitalisme » et de lui redonner sa définition propre, car je devais l’expliqué dans un commentaire précédent mais je ne voulais pas faire trop « pavé » (même si c’était un peu le cas).

    Je ne suis pas d’accord avec déjà d’une, concernant « l’Anarchie » ainsi que « l’anti capitalisme ».

    Personnellement je ne m’estime être aucunement anarchiste, ni capitaliste afin de mieux arriver à cerner mes propos. Certain cherche une définition politique à laquelle il pourrait appartenir où bien les idéaux pourraient rejoindre, et ce, car cela concerne un vote.
    Je ne suis pas de ceux qui vous dirons « je n’ai jamais voté car tous les politiques sont pareils » car la grande majorité des personnes qui tenaient ce type de propos (tant bien est que leur âge soit en dessous de la trentaine) n’avaient jamais pris la peine de réellement s’intéresser aux logiciels politiques, à la sociologie, l’économie, le fonctionnement de certains systèmes et j’en passe.
    Concrètement ? Ils se contentaient de répéter ce qu’ils avaient entendu ou bien réagissaient par impulsion face à une incompréhension de ce qu’il se passe, sans pour autant prendre la peine de faire un effort afin de « comprendre » ainsi que de pourquoi pas « chercher des solutions réalistes » qui caractérise tant ces fichus politiques.

    Votre exposé concernant l’anarchie est tout légitime, mais il est indéniablement inapplicable et irréaliste sur le terrain.
    Pourquoi ? Car nous pouvons le constater à travers les siècles d’histoires dans n’importe quel pays, dans n’importe quelle civilisation, à n’importe quelle époque, autour de vous, dans la vie de tous les jours et j’en passe…
    L’application de l’anarchie afin de pouvoir le comprendre tient de la sociologie plus que de la politique.
    Dans n’importe quel groupe aussi petit ou grand soit-il, nait obligatoirement un ou quelques leadeurs ainsi donc une hiérarchie afin de pouvoir être rassemblé, structuré et lui permettant de fonctionner.

    L’anarchie va totalement dans le sens contraire. Tous égaux ? Oui mais à quelle proportion ?
    Comment une société pourrait-elle vivre sous l’anarchie lorsqu’elle est désorganisé ? Cela va de paire indéniablement et de nombreux tests sociologiques ne font que démontrer l’inapplication d’un tel concept et ce qui en résulterait.

    Mon frère ainsi que bien de ses amis s’estimaient être et pour l’anarchie, au vue des années certains votent encore à gauche (ou extrême même si c’est la même chose à notre époque) en désaccord totale avec leurs actes et opinions réels, et pour le reste ils ont changé leur fusil d’épaule face à la réalité de la vie.

    Tout cela nous amène au terme « Capitalisme ». Où dans notre système depuis bien trop d’années nous décrions « capitaliste » comme une insulte. Juxtaposant ce terme et déviant sa définition propre à l’équivalent de « gros bourge qui pense qu’a sa gueule ».

    Pas besoin de recoller la définition exacte ainsi que l’étymologie du terme capitaliste (vous trouverez les définitions sur le net et dictionnaire).
    Le capitalisme n’est pas le MAL, et n’a strictement rien à voir avec d’ailleurs. Sans le savoir d’ailleurs la plus part font du capitalisme. Et oui.
    Lorsque vous économisez, que vous mettez de côté, vous faites fructifier dans un bute, c’est du capitalisme. Tout autant que l’homme depuis la nuit des temps capitaliserait sur des ressources nutritives qu’il aurait produites dans le bute de parer à d’éventuel problème de la vie de tous les jours.

    Concrètement et en réalité, celui qui ne sait pas capitaliser (donc qui ne sait pas gérer son argent ou tout autre, car le terme capitalisme ou bien le verbe n’est pas obligatoirement associé qu’à l’argent, c’est seulement un mauvais emploi bien trop mal employé et médiatisé qui transparait dans les conversations.) est celui qui ne sait pas d’auto-discipliner et en viendra indubitablement à devoir profiter et être « dépendant » d’une aide quelle qu’elle soit à un instant T, de part ses propres erreurs.

    Le Gros problème du monde actuel (et même de tous les temps mais cela empire avec la mondialisation actuelle) qui va grandissant, n’est pas le « capitalisme » en soit même, mais l’avarice et la cupidité exacerbé. Donc on revient toujours sur la notion d’équilibre car on sombre dans l’extrême.

    Une personne qui s’est sacrifié durant des années afin de bâtir une grande entreprise, est tout à fait légitime qu’il en récupère le bénéfice de son dure labeur.
    Mais là où l’on sombre dans l’ingénierie cupide et personnel des financiers par exemple, c’est lorsque cette personne qui a réussit à monter son entreprise récupère plus qu’il n’en faut sans pour autant se soucier de ceux qui l’on aidé à réussir.

    Il serait presque « légitime » que peu importe l’argent qu’une telle personne puisse gagner; ne veuille pas pour autant répartir et partager ses bénéfices. Mais l’on tombe dans quelque chose d’injuste et de façon philosophique et concret.
    Avons-nous besoin de milliard ou de millions par mois pour bien vivre ? Questions et réponses très variables selon certaines personnes (trop matérialiste).

    Mais bien des choses dans la vie ne devrait pas être prises pour acquis et sans mérite.
    Une personne qui n’a rien fait pour quoi que ce soit n’a pas à recevoir le même mérite qu’un autre qui se serait défoncer pour arriver.
    Nous ne pouvons pas être égaux sur tous les points, car dans ces cas là, pourquoi n’importe qu’elle personne se donnerait plus qu’une autre si au final on en récolte les mêmes bénéfices. (on apprend ces valeurs aussi dans les arts martiaux lorsqu’ils sont correctement enseignés).

    L’anarchie (ou communisme qui sont assez lié) ne peut exister ni tendre à devenir un système sociétale, à partir du moment où chacun ne pense pas pareil ou n’a pas eu la même expérience de vie etc…
    Cela engendre des points de vues (éducation et j’en passe) qui peuvent être complètement différent et qui par conséquent engendre des actions complètement différentes et qui pourrait nuire à autrui.

    Le véritable système qui devrait exister, est une « Démocratie » et qui applique UNE VERTIABLE DEMOCRATIE. Nous ne sommes pas en démocratie et nous ne l’avons jamais été en France (sauf sans doute du temps de DeGaulle, mais les être humains, la masse surtout qui ne pense pas vraiment, n’a pas su reconnaitre les valeurs justes que cet homme avait. Comme quoi dès fois le peuple peut ne pas être digne d’un homme valeureux).

    Pour que le système fonctionne de manière confortable, il faut pouvoir répartir les ressources globales de façon équilibré et non « monopolisé ». Identiquement le pouvoir de décision ne doit pas appartenir à une élite comme c’est le cas en France, mais revient au peuple, quitte à ce que leur décision fasse sombrer ou pas, le propre pays de ce peuple (là en l’occurrence ce sont nos élites qui ont fait sombré notre pays en manipulant le peuple via le 3ème pouvoir que devait représenter les médias).

    • Tu n’as jamais fait de sociologie toi, ça se voit fortement. La base de la sociologie est d’abord anti-capitaliste. Merci de t’informer avant même de parler. Je pense qu’il n’y a pas plus à dire sur ce commentaire.

  4. Je viens d’une famille qui vote plutôt à droite (centre-droite), et où on a une culture générale et politique assez faible (milieu populaire). Ces 12 dernières années, après le bac et grace à mon entrée à l’université (où j’ai pu mesurer mon inculture en rencontrant des gens vachement intelligents), je me suis donné du mal pour apprendre, combler mes lacunes, et j’ai fini par acquérir une culture politique correcte. Au fur et à mesure de mon apprentissage, j’ai dérivé de plus en plus à gauche (je me suis définie assez longtemps comme centriste, puis socialiste, et depuis les derniers mois, je cherche à nouveau ce que je suis…).
    J’ai réellement pris conscience de ce que tu dénonces dans cet article (démocratie de façade, néocolonialisme, inégalités qui se creusent et absence de progrès social), et je suis devenue profondément anti ultralibérale. C’est un peu violent comme prise de conscience, voir douloureux et ça l’est encore plus quand on n’a personne avec qui le partager (ma famille vote toujours plutôt à droite). On se sent isolé et démuni.
    Au fur et à mesure de la lecture de ton article, je me suis dit « enfin », je ne suis plus seule.. tout en évitant de m’emballer trop vite, car j’ai déjà croisé des anarchistes qui adhèrent beaucoup trop aux multiples théories du complot, et c’est la limite pour moi. Notamment, je bloque dès qu’on parle d’empoisonnement par les lobbys pharmaceutiques et monsanto, car je suis biologiste (impliquée ni dans l’un ni dans l’autre, mais j’ai le bagage pour comprendre ces problématiques), et je sais que les arguments sont foireux. Et effectivement, désolée, mais utiliser un film de fiction comme source (et en plus unique source) pour démontrer ton propos, c’est vraiment très foireux.
    *Attention, je dis pas que les lobbys pharmaceutiques et monsanto sont des anges.*
    Mais franchement, les médecines alternatives sont bien plus ancrée dans l’ultra capitalisme dérégulé et mensonger que les vrais labos pharmaceutiques (le « laboratoire » Boiron, spécialiste de l’homéopathie, est dans le top 10 des entreprises françaises les plus rentables… pas étonnant, ils vendent du simple sucre en multipliant son prix par 10… et même sans parler de Boiron, les thérapeutes alternatifs pratiquent des tarifs exhorbitants qui mettent au tapis beaucoup trop de familles desespérées et leur remèdes miracles à 400€ (cout d’une piqûre contenant du CO2, c’est à dire de l’air, sensée soigner la SEP…exemple pris au hasard) n’ont réellement aucun effet. Les témoignages de guérisons « miraculeuses » de ces alternatifs sont légions mais sont mensongers, et ça il y a pléthore de preuves pour s’en rendre compte… rien que ce vocabulaire devrait suffire à mettre la puce à l’oreille aux anticapitalistes, d’ailleurs… c’est un vocabulaire qui ressemble beaucoup trop à celui des spots pour les produits décapants antigras qu’on voit sur TF1…). Mais le pire c’est quand certains de ces alternatifs mettent le bien commun en danger en encourageant les gens à ne plus se vacciner, ce qui a des conséquences dramatiques pour tout le monde, mais en premier lieu pour les bébés trop jeunes pour avoir reçu les vaccins, ou les personnes immuno déficientes. Encore 3 bébés décédès de la coqueluche en Espagne ces deux derniers mois… Les vaccins ne sont pas rentables pour les labos pharmaceutiques, eux ils ont tout à gagner à ce que réapparaissent les épidémies. Pour mes enfants, j’ai faite face à des ruptures de stock pour deux vaccins, et attendre plusieurs semaines (le 1er) ou mois (le 2e) qu’ils soient disponibles, car ils produisent à flux tendus (ils font pas de sotck pour faire des économies… de leur point de vue, tant pis si tout le monde est pas approvisionné… au contraire! bref, promouvoir l’antivax, c’est arranger les labos qu’on dénonce..). Enfin, je vis en Afrique, et c’est vraiment faire les enfants gatés de rejetter les produits pharmaceutiques parce qu’ils viennent des labos… la vie sans médicaments ni médecins, c’est grave la merde. Creuse le sujet, tu changeras d’avis. (NB: Il existe plein d’avis indépendants, car les programmes de santé publique ont leurs propres épidémiologistes pour faire le suivi sanitaire indépendamment de ce que disent les labos pharmaceutique sur les besoins et les effets secondaires. On ne peut pas se fier aux alternatifs, car ils tirent leurs revenus de leurs thérapies, on ne peut se fier qu’à des observateurs extérieurs sans conflit d’intérêt, et les épidémiologistes sont ces observateurs extérieurs.)(et oui il existe de la surprescriptions et des abus, mais c’est justement parce que les médecins préfèrent prescrire des trucs inutiles plutôt que de voir leurs patients frustrés aller voir de dangereux thérapeutes alternatifs).
    En ce qui concerne Monsanto, pardon aussi, mais faut qu’on arrête avec l’argument du « c’est dangeureux pour la santé humaine ».. y a non seulement aucune raison théorique de le penser, mais y a pas non plus de preuve qu’aucun OGM actuellement sur le marché soit poison. Par contre, y a des arguments économiques (propriétés sur le vivant, risques de monopoles) et écologiques (perte de biodiversité parmis les variétés agricoles, dispersion des gènes dans les variétés naturelles) qu’il est temps de développer.
    Bref, soyons anti ultraliberalisme, mais syons le de manière informée et rationelle.
    Du coup, je cherche toujours des copains…

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